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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:44

Paris café-philo le 27/11/2011

 

Dans notre société capitaliste basée sur des marchés concurrentiels où règne la plus-value, est-ce que les relations humaines héritent-elles des mêmes fonctionnements ? Mettons-nous constamment en position d'utiliser autrui afin de satisfaire exclusivement nos propres désirs ?

 

Le verbe utiliser (de utile) au sens 2 signifie tirer profit ou partie de, synonyme d'exploiter, profiter abusivement de quelqu'un.

 

Le terme d'utilité recoupe autant le domaine économique que philosophique.

 

Plus précisèrent, la théorie économique utilise expressément en micro-économie la notion de fonction d'utilité qu'il faut maximiser sous contrainte du revenu. En philosophie, c'est la notion d'utilitarisme, théorie morale qui apparaît suite aux publications de Mill :"Le plus grand bonheur possible pour le plus grand nombre de personnes possibles", "Always act so as to produce the greatest happiness."

 

Pour le domaine économique, si le terme d'utilité hérite des propriétés de l'idéologie capitaliste, à savoir : profit, calcul, objectif, rentabilité, contrat, court terme, maximiser, coût, rendement, la personne est un objet, en revanche, il s'oppose aux actions solidaires telles que : don, gratuité, long terme, moyen, aide, spontanéité, la personne n'est pas un objet.

 

Donc, notre problématique est la suivante : dans un système capitaliste où les échanges commerciaux se font sur la base de la plus-value, est-ce que les relations humaines peuvent-elles s'extraire de cette loi du profit où les personnes ne s'exploitent pas les unes envers les autres dans des rapports factices, de calcul,mais qui, en revanche, font preuve d'empathie, de générosité ? 

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